Je dis -M- ! (live report Lyon 07/12/2019)

Allez, je me lance dans mon premier live report… Et je renoue un peu avec mes rêves d’enfant (si vous remontez dans les articles vous verrez de quoi je parle). Je fais très original avec le titre (ah non?) et vais vous parler du concert de -M- à Lyon qui a eu lieu ce samedi 7 décembre.

Petit aparté : j’ai eu l’immense privilège de participer à la conception de ce « M lumineux » qui m’a aussi permis d’obtenir le précieux sésame « d’accréditation photos » ; j’en suis infiniment reconnaissante, c’est une chance exceptionnelle que je mesure et que je savoure encore au moment où j’écris ces lignes (Merci Gab)

Nuits de Fourvière. Juin 2019. Une chaleur étouffante. Un homme orchestre survolté. C’est sûr qu’il faut retourner le voir à la Halle Tony Garnier, même si l’acoustique du lieu laisse à désirer. On lit partout que Matthieu Chedid est à son âge d’or, que cette tournée des 20 ans est magique. C’est très certainement vrai. Depuis le début de la tournée, c’est la 4ème fois que je retourne au Grand Petit Concert. C’est addictif et délicieux pour la santé.

Deuxième aparté (désolée ça ne trouvera pas sa place ailleurs) : Après le concert des nuits de Fourvière et des années à essayer de gratouiller… J’ai eu comme un electrochoc. Je ne pouvais plus rester autodidacte… Ma progression lente et souvent démotivée par mes propres limites… Je prends désormais des cours de guitare, et je sais que les concerts de -M- n’y sont pas étrangers.

13h. On arrive devant la salle avec tous les copains pour préparer la surprise du M (j’en parlerai dans un autre article je pense). On est tous hyper impatient(e)s et certain(e)s un peu stressé(es). L’après-midi passe à une vitesse folle et on cale les dernier détail vers 16H30. Les portes ouvrent à 17h pour les early access. Privilège de l’effort, on peut rester dans la salle (merci!). Commence alors l’attente du concert, les ultimes révisions des guitares utilisées et du moment où je dois partir au milieu du public pour prendre le piano, le moment où je dois monter en gradins pour le solo de Grand Petit Con… Je me repose un peu et je me prépare à vivre l’exceptionnel.

19h45. On s’affole dans le public, ça se relève progressivement, Suzane fera la première partie. 20h. C’est immense pour elle, on le voit bien et on s’en doute. La prestation chant est parfaite. On lit un peu de stress scéniquement, mais elle se débrouille parfaitement bien. Ces chansons sont très engagées et valent le détour. Je pense que ça va s’envoler en festival et que ça va très bien fonctionner.

20h40… Les minutes s’égrainent longuement mais nous n’avons jamais été aussi proches… Hop 20h45, noir salle et top départ de 2h15 (ou plus?) de folie. Le temps s’arrête et à la fois le temps file. Le concert démarre avec une invitation à porter ses lunettes distribuées à l’entrée, et un petit générique de début très propre. -M- apparait sortant du sol de la scène et une unique ampoule tombe du ciel et viens éclairer le maître de la soirée.

Il n’y avait qu’une corde à la guitare… Le spectacle commence tout en douceur, le public est attentif puis très vite réveillé par un Mama Sam énergique. Le solo pose une atmosphère toute calme avec cette merveilleuse takamine dorée… le public est conquis tandis que le temps file. Retour au centre de la scène, les 3 premières notes de « qui de nous deux » électrise l’ambiance. Je suis étonnée à chaque fois d’entendre des effets de distorsions et autres crunch sur des guitares électroacoustiques… Le son est superbement travaillé et ferait presque oublier les contraintes techniques du vieil abattoir.

Matthieu s’éclipse à la fin de la chanson pour faire une seconde entrée triomphale par la porte centrale en forme de M… quel bel effet scénique ! La lumière se projette dans toute la halle c’est formidable. La Gibson SG Junior est de sortie ! Elle brille de mille feux. Je ne suis pas fan de cette forme de guitare mais après quelques riffs bien incisifs j’aurai presque envie d’en avoir une pour faire pareil 😜. Matthieu joue avec son public, comme il sait si bien le faire… Gauche, droite, il est monté sur ressort ou quoi ?!

Superchérie ; une basse tombe du ciel. « Oui je me la pète ne faites pas attention » Le public se marre. Il arrive presque à nous faire oublier que nous sommes 10000 personnes les yeux braqués sur lui.

Le temps d’une petite pluie de qualité pour se rafraîchir ; on embarque sur la vague Massaï, chanson ô combien magnifique de cet album, et effet scénique des plus réussis avec ce merveilleux arc en ciel. Je ne peux m’empêcher de vous partager mes photos souvenirs de la Seine musicale et de Fourvière.

-M- a 20 ans… Qui était là il y 20 ans ? Beaucoup de monde! Pas moi malheureusement… De par mon âge mais aussi par mon manque de culture, je découvrirai -M- et son univers un peu tardivement… bref ! Cette belle guitare rose, qui retrace une époque importante… cette guitare symbolise Billie, sa fille. très belle histoire, très belle chanson… On ne trouve pas grand chose de négatif dans un spectacle de -M- Et c’est sûrement la raison pour laquelle on aime !

Est-ce que c’est ça ? Jolie Tanagra on te voit si peu durant ce live. Puis-je vous parler de cette guitare?? Une chose me chiffonne, elle n’a pas de corde de LA. Lionel m’a expliqué pourquoi mais ça ne me convainc pas à 100%. Cette guitare de fabrication française (Lâg) contient un gyroscope qui bend les notes en fonction de l’inclinaison du manche. C’est technologiquement improbable et formidable. Un jour je m’en fabriquerai une réplique. Sans le côté gyroscopique je crois que ça dépasse mes compétences.

Image d’illustration issue de Fourvière 🙂

Matthieu présente les machines, Tom et Roxy, Glenn… c’est pour moi le moment de filer au milieu du public pour capturer des moments étonnant au piano, en plein milieu de la foule. La lumière est faite sur Brad. Il oeuvre dans l’ombre mais n’en demeure pas moins important. Leur complicité est belle. L’arrivée est lente jusqu’au milieu de la foule, mais une fois qu’on y est… c’est génial ! Petit bain de foule, entre les mains et les téléphones levés. La petite Maxine montera sur l’estrade et partagera le micro pour chanter la Seine. Ce moment passé très vite et déjà Matthieu enfile ses lunettes 3D et remonte sur scène avec sa guitare.

 

On arrive au complexe du cornflakes. Cette chanson est géniale… Le petit riff de pentatonique est très entêtant et accrocheur. Le concert en est déjà bien au 2/3 ça passe, ça passe ! Un des meilleurs moments selon moi, arrive. Le grand petit con ! Ce solo si déjanté où Matthieu monte dans les gradins, jusqu’au bout du bout… Il s’arrête vers des gens au hasard, lui même n’est pas tout à fait décidé et se laisse porter par l’instant présent. J’arrive à capter quelques scènes et à un moment je suis extrêmement bien placée, il avance en se marrant… Je pense que ça se voit que je galère à me régler et que je suis à reculons prête à me vautrer. Je tire la langue tandis qu’il joue et sourit. Pas de soucis ni de doute, il s’amuse comme un petit fou. Il descend les escaliers et j’en profite pour le suivre. Il est encerclé de belles personnes et clic.

 

C’est le moment du rappel après une démonstration guitaristique des plus brulantes ! Le public se calme, et Matthieu se trouve dos au public. C’est à ce moment là qu’on va faire apparaitre le M ; et là, je suis en stress maximum. Je n’épiloguerai pas trop aujourd’hui, d’autres informations à ce propos arriveront plus tard.

La fin de Setlist déroule : une Onde Sensuelle enveloppe la Halle dans ses jeux de lumières et son rose pétant. L’horloge tourne à vitesse grand V ; le Mojo fait sauter toute la salle à l’unisson. Machistador, est-ce qu’il y a des danseurs dans cette salle?! Hop Hop ! Des petits veinards montent sur scène pour danser avec -M- … Bal de Bamako fait la transition ; la fête bat son plein. On s’accroupit une dernière fois pour lâcher toute notre énergie, en pensant à quelqu’un… L’idée est belle, je me perds dans mes pensées et je saute le plus haut possible.

C’est déjà la fin. On est rincés mais heureux… Le M s’est éclairé, on n’en revient à peine au moment où Matthieu nous offre une version acoustique de Happy.

« souris à la vie, quand tu croises le bonheur, si vite arrivé, si vite reparti… Happy ! »

Parfois les mots trouvent écho… Parfois la vie nous blesse, parfois elle nous « bless » (bénir en Anglais…)

Ce soir, c’était définitivement sans le e que j’ai apprécié chaque seconde de cet instant présent où la magie à subjuguer cette foule immense. Ce moment on s’en rappellera longtemps et même encore après.

Khanap’M

2 commentaires

  1. Vos mots sont si justes. Nous étions au concert de Chambéry , et cest exactement ce que nous avons pu ressentir.
    Merci de nous avoir fait revivre ces instants magiques et difficiles à retenir !
    Vous avez bien du talent….

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup d’avoir pris le temps de laisser ce petit mot. J’ai pris plaisir à l’écrire et je suis heureuse d’avoir pu transmettre un peu de ce bonheur.
      Belle journée 😘🙏🏼

      J'aime

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